Dans le cadre d’une sortie scolaire, des élèves de première du lycée Marcel Rudloff se sont rendus ce mardi 10 février 2026 au tribunal correctionnel de Strasbourg afin d’assister à des audiences de comparution immédiate. Cette visite leur a permis d’assister à de véritables audiences et de mieux comprendre le rôle des juges et des avocats. Bien plus qu’une simple sortie, cette immersion les a confrontés à la réalité du système judiciaire et leur a fait prendre conscience de l’importance de la justice dans notre société.

Les audiences ont débuté à 14 heures et en tout, quatre accusés se sont présentés à la barre. Les lycéens et leurs professeurs ont, en premier lieu, été soumis à un contrôle de sécurité à l’entrée du bâtiment. Puis les règles leur ont été énoncées : interdiction d’enregistrer ou de filmer les audiences, de faire du bruit ou encore d’avoir des réactions à l’annonce des sentences.
Les élèves se sont alors rendus en salle d’audience. « Je pensais que la salle était plus grande ! » nous raconte une élève. En effet, les salles d’audiences ne comportent qu’une vingtaine de places. La classe a donc découvert les différents rôles d’une comparution immédiate. Tout d’abord le juge, qui dirige l’audience est entré dans la pièce suivi de ses assesseurs qui aident le juge lors de la décision finale. Le procureur de la république s’est ensuite installé, il représente l’état et demande une peine au nom de la société. Les jeunes adultes ont aussi remarqué les avocates de la défense qui se sont succéder au cours de l’après-midi. Leur rôle était de défendre les différents prévenus. Il y a aussi les greffiers qui s’occupent de noter tout ce qui se passe pendant l’audience.
Finalement des policiers sont entrés dans la pièce. Les prévenus rentrent dans la pièce menottée et sont également accompagnés de deux policiers. Les prévenus résident à la maison d’arrêt de Strasbourg et ne sont pas directement dans la même salle que le reste de la population. En effet, ils sont dans un espace, avec les policiers, séparé par une vitre en verre. Des micros sont placés dedans pour nous permettre d’entendre les prévenus. Une fois tout le monde installé, le premier prévenu est amené. Le juge énonce les faits et demande toujours la même question « souhaitez-vous être jugé aujourd’hui ou souhaitez-vous plus de temps pour préparer votre défense avec un avocat ? ».
Une fois tout le monde installé, le premier prévenu est amené. Le juge énonce les faits et demande toujours la même question : « souhaitez-vous être jugé aujourd’hui ou souhaitez-vous plus de temps pour préparer votre défense avec un avocat ? ». C’est de cette façon que les deux premiers prévenus on demandé plus de temps pour préparer leur défense. Dans ces cas-là, le juges et ses assesseurs sortent de la pièce pour aller choisir la date de la prochaine audience.
Lorsque le juge entre et sort de la salle, une sonnerie retentit et l’audience doit se lever et attendre le signal pour s’assoir. Enfin, le troisième prévenu à bien voulu se faire juger aujourd’hui. Juger pour avoir été surpris en possession de téléphone dans sa cellule alors qu’il devait sortir de prison dans seulement quelques jours, le prévenu dit avoir été « menacé » par d’autres détenus. Ces derniers voulaient qu’il « garde » le téléphone jusqu’à ce qu’un autre détenu vienne le lui prendre.
Après avoir énoncé les faits, le juges parle de la « personnalité » du prévenu : sa situation familiale, sa stabilité mentale etc. Le juge demande alors au prévenu s’il souhaite ajouter ou corrigé un élément. Le juge laisse ensuit la parole au procureur de la république qui demande une peine en fonctions des faits. Enfin le juges et ses assesseurs sortent de la pièce pour discuter de la décision finale. Ce prévenu n’a donc pas eu une peine de prison plus lourde car il avait déjà une obligation de quitter le territoire français à sa sortie de prison. On appelle cela un acquittement pour les crimes, ici le prévenu a été relaxé.
Après leur sortie, nous avons demandé aux élèves ce qu’ils avaient pensé de cette sortie un peu particulière : « On se rend compte que la justice, ce n’est pas comme dans les séries. » nous a confié un jeune garçon, « On sentait que chaque décision avait un vrai impact sur la vie des gens. », nous explique une élève.
« Le fait d’être entourée de policiers, d’avocats et de juges été très impressionnant ! » s’est exclamé une élève. D’autres élèves étaient, quant à eux un peu choqués par rapport aux différentes accusations : « frapper des femmes pour leur couleurs de peau, c’est inhumain. Comment peut-on seulement y penser ? » s’est questionné un lycéen. Cette sortie au tribunal restera une expérience marquante pour leur classe. Elle leur a permis de mieux comprendre le fonctionnement de la justice et de découvrir le rôle essentiel de chaque acteur lors d’une audience. En assistant à des comparutions immédiates, les élèves du lycée Marcel Rudloff ont pris conscience que derrière chaque affaire se trouvent des vies et des décisions importantes. Cette immersion leur a fait réfléchir aux conséquences de leurs propres actes et à l’importance des règles dans notre société. Une sortie enrichissante, à la fois éducative et humaine.
Un article de SOWINSKI Manon.
1GR4, Classe de HLP.
