Pour réunir dans une même salle un groupe d’élèves de NSI, de STI2D, de SI, et des élèves de sciences +, il fallait vraiment trouver une bonne raison… ce n’est pas tous les jours que les classes de 2e et de terminale partagent un projet commun !
Mais tout a pris sens lorsque M. Benoit Gall, enseignant chercheur à l’IPHC, à Strasbourg, a commencé à présenter le projet Dron’Oklo à la trentaine de lycéens qui avaient répondu à l’appel. En effet, tous vont pouvoir contribuer à une ambitieuse mission scientifique qui se déroulera au Gabon, sur les sites uranifères d’Oklo, Mounana et Bangombé, qui hébergent non seulement des mines d’uranium désaffectées, mais également des restes de réacteurs nucléaires naturels datant de 2 Milliards d’années !



Mme Dominique Durastanti-Rabenga Mombo, doctorante en physique, a détaillé le rôle que joueront les élèves : il faudra concevoir un système de mesure embarqué sur drone, capable d’enregistrer des données GPS et d’altimétrie associées à une dose radioactive mesurée sur place… un sacré challenge !
Et c’est là tout l’intérêt du projet : confier à des élèves de différents niveaux des tâches variées, complémentaires et adaptées à leurs compétences afin de collaborer pour un but commun.
Les élèves de NSI, par exemple, avaient déjà commencé à travailler sur un programme d’extraction et de visualisation de données, en s’appuyant sur des données simulées et des données prélevées dans la cour (voir l’article correspondant!), mais sans avoir encore tous les éléments de contexte. Ils ont présenté avec brio le résultat de leur travail, un programme qu’ils ont eux-même développé en Python.


De même, les élèves de SI / STI2D ont désormais compris pourquoi leurs professeurs les avaient fait travailler sur la conception d’une nacelle pour drone. Les élèves de sciences + et de spé physique seront également sollicités pour tester la fiabilité des capteurs envisagés.
Sous l’oeil attentif et bienveillant de M. Marchant en NSI, Mme Capesius et M. Jacot en SI/STI2D, M. Djafer en Physique et M. Kieffer en SVT, ce projet au long cours avancera sur plusieurs années, et débouchera sur une réelle campagne de mesures au Gabon dans le cadre de la thèse de Mme Durastanti-Rabenga Mombo.
Dron’oklo, c’est parti !